Le télétravail en confinement

L’Anact réalise en avril 2020 une étude « état des lieux » sur le télétravail en confinement, suite à sa mise en place urgente au sein des entreprises.

Le télétravail en confinement : les chiffres clés de l’Anact

Le télétravail demande de prendre le temps de l’organiser et l’animer pour qu’il se déroule dans de bonnes conditions. Cette période de crise a contraint bon nombre de collaborateurs et de managers à « se jeter », dans l’urgence, dans cette modalité nouvelle, sans pour autant l’avoir vécu auparavant, donc sans repères. Pas forcément le temps de faire les choses dans les règles de l’art ! L’Anact réalise en Avril 2020 une étude « état des lieux » sur le télétravail en confinement.

Le télétravail en confinement, premiers chiffres clés de l'Anact

L’organisation, la clé de la réussite du télétravail

Six points sont essentiels dans cette organisation :

  • L’espace de travail (bureau, pièce dédiée…)
  • L’équipement pour travailler (ordinateur, dossiers…)
  • Le management de l’équipe (une équipe fédérée même à distance !)
  • Le temps de travail (horaires et disponibilité)
  • Les collectifs de travail
  • Les missions qui peuvent être télétravaillées

Selon l’Anact, 88 % des répondants estiment disposer d’un équipement numérique suffisant, mais 67 % seulement d’un environnement de travail adapté.

79 % ont vu leurs activités redéfinies, et 69 % ont vu leurs objectifs de travail redéfinis (au moins partiellement).

80 % des répondants estiment avoir la possibilité d’adapter leurs horaires pour répondre à des contraintes personnelles.

Selon l'étude Anact sur le télétravail en confinement, 79% des répondants ont vue leurs activités redéfinies.

La place essentielle du manager

En temps « normal », le manager a un rôle important dans l’animation de son équipe au quotidien. Ses champs d’action le sont encore plus en période de crise.

  • Faire circuler les informations entre les collaborateurs et les services (qu’elles concernent les projets, les actualités, ou encore les décisions prises par la hiérarchie à propos de la crise)
  • Prioriser les activités, projets et missions (en adéquation avec les moyens alloués à chacun, les objectifs en période de crise, etc…)
  • Fédérer les collaborateurs même à distance (visioconférences, points d’équipe…)
  • Aider à la réalisation de certaines missions (accompagnement, support…)

L’étude de l’Anact révèle que 2/3 des répondants bénéficient de réunions d’échanges hebdomadaires avec leur manager. Les deux sujets prioritaires de ces moments sont le suivi de l’avancement des missions et leur priorisation. Le troisième sujet le plus abordé concerne les difficultés liées au travail à distance et les situations individuelles.

Selon l'étude Anact sur le télétravail en confinement, 2/3 des répondants bénéficient de réunions d'équipe à distance.

Les limites du télétravail mis en place en urgence

Les chiffres indiquent que le télétravail a été organisé en urgence de façon satisfaisante. Mais certains pourcentages révèlent une situation bancale pour une part importante des répondants. Notamment :

  • 48 % des sondés ont un sentiment de moindre efficacité globale au travail. Parmi ces 48%, les personnes n’ayant jamais pratiqué le télétravail auparavant sont surreprésentées.
  • 50 % se déclarent plus fatigués que d’ordinaire, sans lien avec la charge de travail perçue. Parmi eux, la majorité se compose de femmes et de managers.
  • 45 % ont le sentiment de travailler « plus » que d’habitude, dont la majorité se compose de managers. A contrario, 36 % ont le sentiment de travailler moins.

Ces chiffres nous confortent dans l’idée qu’il est important d’accompagner les managers à « prendre soin » des équipes dans cette période !

Selon l'étude Anact sur le télétravail en confinement, 51% des répondants avaient déjà pratiqué le télétravail avant le début de la crise.

Le télétravail et l’après crise

Dans cette étude réalisée par l’Anact, le panel se compose de répondants pratiquant déjà le télétravail avant le confinement de façon régulière ou occasionnelle (soit 51%) ; et de répondants expérimentant cette façon de travailler pour la première fois.

L’étude révèle que les « habitués » possèdent un meilleur équipement et un meilleur environnement de travail. Ils estiment également avoir une bonne perception de leur efficacité à distance et ne pas être déboussolés quant à la réalisation de leurs missions. L’habitude du télétravail est donc, pour eux, bénéfique.

Du côté des « novices » du télétravail, la mise en place en urgence représente, globalement, une opportunité pour démocratiser sa pratique après la crise. En effet, 78% d’entre eux souhaitent le poursuivre (contre 98% des « habitués).

L'étude Anact sur le télétravail en confinement réalisée en avril 2020

Méthodologie de l’étude réalisée par l’Anact

4 152 personnes ont répondu au questionnaire de l’Anact sur le télétravail en confinement, dont la moitié ne pratiquait pas le télétravail avant le confinement.

L’objectif de cette étude est d’identifier les améliorations possibles des pratiques du télétravail, que ce soit en période de crise comme celle que nous traversons actuellement, mais également en période « normale ». Car oui, après cette crise, le nombre de télétravailleurs va certainement doubler !

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